Pourquoi la majorité des emails échouent
Presque tous les emails qui sous-performent échouent pour une seule des trois raisons suivantes.
Et dans 90 % des cas, on peut identifier laquelle en moins de 60 secondes.
Pourquoi ?
Parce que la performance email ne s’effondre jamais d’un coup.
Elle casse toujours à un point de décision précis.
Les 3 décisions que chaque email impose au lecteur
Chaque email demande au lecteur de prendre trois décisions, dans cet ordre :
-
Est-ce que j’ouvre cet email ?
-
Est-ce que je continue à lire ?
-
Est-ce que je passe à l’action ?
Si ton email n’est pas conçu pour réussir ces trois étapes, les résultats deviennent incohérents :
opens en baisse, clics instables, trafic sans revenus.
Voyons comment analyser chaque décision — et surtout où agir quand ça casse.
Décision 1 - Ouvrir
Cette décision n’a rien à voir avec un objet “créatif”.
Elle repose sur une seule chose : l’attente.
Le lecteur se demande inconsciemment :
“Est-ce que je sais quel type d’email je vais recevoir en ouvrant ça ?”
Si la réponse n’est pas claire → hésitation → “plus tard” → jamais.
Symptôme
-
Le taux d’ouverture est en baisse par rapport à ta base normale.
Où agir
Ne touche pas encore au contenu.
Travaille uniquement l’expectation :
-
Garder des types d’emails constants
-
Utiliser des formats reconnaissables
-
Éviter de changer de ton à chaque envoi
Exemples concrets
-
Transformer un vague “Weekly Update” en une série clairement nommée et répétable
-
Garder la même structure générale semaine après semaine
-
Arrêter les alternances brusques entre emails ultra-promo et emails éducatifs
👉 Si les opens sont le problème, ne touche pas au body.
Décision 2 - Lire
C’est ici que la majorité des emails échouent.
Les lecteurs scannent, ils ne lisent pas.
Ils se demandent :
“Est-ce que je comprends immédiatement à quoi sert cet email ?”
Si le but n’est pas clair dans les 3 premières lignes, l’attention disparaît.
Symptôme
-
Les opens sont normaux
-
Les clics chutent
Où agir
C’est presque toujours un problème de clarté, pas d’offre.
-
Annoncer le point clé dans les 3 premières lignes
-
Une seule idée par email
-
Utiliser des sections courtes et de l’espace visuel
Exemples concrets
-
Remonter l’offre ou le message clé au-dessus du warm-up
-
Supprimer les idées secondaires qui diluent le message
-
Découper les gros paragraphes en blocs scannables
👉 Ici, on structure, on ne “réécrit pas”.
Décision 3 - Agir
L’action ne dépend pas seulement de la persuasion.
Elle dépend aussi de la concentration.
Le lecteur se demande :
“Qu’est-ce qui se passe exactement si je clique ?”
Plusieurs CTA ne créent pas du choix.
Ils créent de la friction.
Symptôme
-
Les clics sont bons
-
Le revenu ne suit pas
Où agir
Le problème est souvent après le clic :
-
Une seule action principale
-
Supprimer les liens concurrents
-
Assurer une continuité parfaite entre email et landing page
Exemples concrets
-
Remplacer “En savoir plus” par un CTA orienté résultat
-
Enlever les liens inutiles du footer
-
Aligner le headline de la landing page avec la promesse de l’email
👉 À ce stade, cesse de blâmer l’email.
La checklist de diagnostic email en 60 secondes
Quand un email sous-performe, voici la checklist exacte à appliquer.
1. Inbox Check - Ouvrir
-
Est-ce que cet email ressemble aux autres que nous envoyons ?
-
Le lecteur sait-il à quoi s’attendre avant d’ouvrir ?
-
Avons-nous récemment changé de ton, de format ou de signaux expéditeur ?
❌ Si non → corriger l’attente. Stop ici.
2. Skim Check - Lire
-
Peut-on expliquer le but de l’email après seulement 3 lignes ?
-
Y a-t-il une seule idée claire ?
-
Le design facilite-t-il le scan ?
❌ Si non → corriger la structure. Stop ici.
3. Action Check - Agir
-
Y a-t-il une action principale unique ?
-
Est-ce clair ce qui se passe après le clic ?
-
La landing page continue-t-elle la même histoire ?
❌ Si non → corriger le post-clic. Stop ici.
Règle finale
👉 Une seule section doit échouer (au maximum).
Si plusieurs échouent, l’email n’a pas été conçu il a été assemblé.
Cette méthode remplace :
-
les post-mortems interminables
-
les débats subjectifs
-
les réécritures complètes inutiles
-
les suppositions
C’est ainsi que les équipes expérimentées déboguent les emails sans tout refaire.
Utilise cette approche de façon systématique, et tu arrêteras de réécrire des emails pour enfin corriger le vrai problème.